L’importance du business plan

Categories Les créateurs d’entreprisesPosted on
L'importance du business plan

Le business plan est un terme connu, utilisé fréquemment dans la presse économique ou dans les ouvrages spécialisés.

  1. Les deux grandes parties du business plan
    La première partie du business plan oblige à formaliser le projet de création ( étude de marché, offre de produits ou de services, moyens mis en œuvre).
    La deuxième partie sur laquelle nous allons insister concerne la traduction économique de ce projet. C’est ce qu’on appelle le prévisionnel qui récapitule en premier lieu (le plus souvent mensuellement et pour les trois premières années) le chiffre d’affaires et les charges. C’est le compte de résultat prévisionnel.
  2. Le premier apport du business plan : le compte de résultat prévisionnel
    Si les charges peuvent être assez vite connues, il n’est pas toujours facile de prévoir un chiffre d’affaires. Une piste peut consister à ajouter à ces charges le montant global de rémunération que le créateur attend de son projet pour déterminer ainsi des chiffres d’affaires mensuels qui couvrent l’ensemble des coûts. Et c’est sur la question du chiffre d’affaires que le business plan est d’un premier apport.
    Si le créateur arrive par exemple à la conclusion qu’il doit atteindre le troisième mois un chiffre d’affaires déterminé de X K€, le business plan l’oblige alors répondre aux deux questions suivantes :
    Comment atteindre ce chiffre, c’est-à-dire quel volume de ventes et à quel prix unitaire ?
    Pour atteindre ce volume de ventes, combien faut-il d’appels téléphoniques, de rendez-vous prospects, de propositions commerciales ?
    C’est donc en fixant le chiffre d’affaires prévisionnel que le créateur valide si son modèle économique est viable. Cela l’oblige à aller au bout de ce projet et ce passage obligé va contribuer à sa réussite.
  3. Le deuxième apport du business plan : le plan de trésorerie prévisionnel
    Le prévisionnel de résultat (chiffres d’affaires et charges) se décline ensuite en un plan de trésorerie prévisionnel. Il faut alors nécessaire d’intégrer les investissements réalisés et les ressources disponibles (capital social, compte courant, éventuels emprunts) pour démarrer le projet. Dans un deuxième temps, il faut s’attacher à traduire chiffre d’affaires et charges respectivement en encaissements et décaissements. Le créateur obtient (sur la même périodicité mensuelle que le résultat prévisionnel) l’ensemble des flux de trésorerie.
    Le plan de trésorerie prévisionnel permet de détecter d’éventuels creux de trésorerie et d’ajuster par anticipation les ressources à mobiliser. Lorsque le projet nécessite un investissement significatif, il est donc tout autant indispensable que le compte de résultat prévisionnel.
  4. Le troisième apport du business plan : comparer prévisionnel et réel
    Lorsque l’activité est lancée, le créateur doit toujours garder un œil sur son business plan.
    Puisqu’il a établi un compte de résultat et un plan de trésorerie prévisionnels, il peut comparer chaque mois les chiffres prévisionnels et les chiffres réels. Si le chiffre d’affaires et le résultat dégagé sont conformes au prévisionnel, cela ne pourra que l’encourager à continuer. Si ce n’est pas le cas, le créateur pourra rapidement prendre les mesures pour réagir.
    Le business plan permet au créateur de se fixer des objectifs à court et moyen terme et de mesurer en temps réel le travail accompli. C’est une boussole pour avancer.
    En conclusion, nous ne pouvons qu’insister de nouveau sur l’importance fondamentale du business plan. Il nous faut certes admettre que certains entrepreneurs se lancent encore sans business plan et réussissent quand même à créer et développer leur entreprise. Mais il est tout aussi vrai que lorsque les créateurs ne réussissent pas, c’est moins parce qu’ils n’avaient pas les compétences requises mais plutôt que parce qu’ils n’avaient pas établi de business plan et donc pas suffisamment validé leur projet